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Pourquoi déménage-t-on le 1er juillet au Québec?

Écrit par sur 30 juin 2021

Simon-Pierre Savard-Tremblay, notre député à la Chambre des communes nous l’explique.

La tradition du « Jour du déménagement » est une autre particularité de notre nation qui en fait une société distincte. Chaque année, entre 200 000 et 250 000 ménages québécois changent d’adresse à cette période, soit autour de 17% de l’ensemble des locataires du Québec.

Longtemps, le 1er mai était plutôt la date d’échéance habituelle des baux résidentiels, héritage du droit civil français. Au milieu des années 1970, l’Assemblée Nationale modifie le Code civil du Québec, afin de permettre aux propriétaires et locataires de convenir d’une date d’échéance à leur choix, et crée du même coup la Régie du logement. Le projet de loi prolonge également automatiquement les baux venant à échéance au 30 avril 1975 jusqu’au 30 juin, permettant ainsi d’éviter le transfert des enfants d’une école à une autre avant la fin de l’année scolaire. Les syndicats étaient aussi opposés aux risques d’évictions en plein hiver.

Bien qu’il ne subsiste aucune obligation légale de terminer les baux à une date plutôt qu’une autres, les Québécoises et Québécois ont gardé vivante cette habitude unique au monde.

Le saviez-vous?

  • Le taux horaire moyen d’un déménageur double lors de cette période en raison de la forte demande – Plus de 70 % des gens qui déménagent ne font pas appel à des professionnels.
  • Près de 80% des personnes qui déménagent commandent leur repas au restaurant, majoritairement de la pizza et du poulet rôti.
  • Le nombre d’appels pour animaux abandonnés à la Société protectrice des animaux de Québec double à cette époque de l’année
  • L’habitude du déménagement au 1er mai concernait d’autres villes d’Amérique du Nord, par exemple Chicago ou New York, avant le milieu du XXe siècle
  • Le « grand déménagement » entraîne l’apparition de près de 60 000 tonnes de déchets dans les rues de Montréal